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LE SUMO, LA LUTTE JAPONAISE

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Le sumo est un style de lutte japonais et est considéré comme un des sports national au Japon. Il prend ses sources dans l’Antiquité où il servait alors à divertir les divinités shintoïstes. La lutte sumo en a d’ailleurs gardée de nombreux rites symboliques et religieux comme la purification du ring avec du sel avant un combat. En revanche, comme le veut la tradition le sumo est un sport exclusivement réservé aux hommes.

Les règles du sumo

Les règles de la lutte japonaise sont relativement simples. Lorsqu’un des combattants sort du ring, délimité par des cordes au sol, ou qu’il touche le sol avec une partie de son corps autre que la plante du pied, il perd le combat. Les combats se déroulent sur un ring surélevé appelé dohyo composé d’argile et recouvert d’une fine couche de sable. Dans la majorité des cas un combat dure que quelques secondes, éventuellement une minute dans de plus rare cas. Ce qui est assez surprenant avec ce sport c’est qu’il n’y a pas de catégories de poids ni de taille, par conséquent deux sumos peuvent s’affronter alors même qu’ils ont plus de 100 kilos de différence. Néanmoins, ce n’est visiblement pas ce qui empêche certain de très bien s’en sortir (cf vidéo de dessous). Par conséquent la prise de poids est un élément capital dans l'entraînement d’un sumo.

Les tournois de sumo

L’Association japonaise de sumo est l’organisme qui s’occupe d’organiser et d’encadrer les compétitions professionnelles de sumo depuis 1925. Six tournois sont organisés chaque année dont trois à Tokyo, en janvier, mai et septembre. Les trois autres tournois se déroulent respectivement à Osaka, à Nagoya et à Fukuoka en mars, juillet et novembre. Chaque tournoi se déroule sur une période de 15 jours et chaque lutteur se devra de combattre une fois par jour, à l’exception des lutteurs de plus petits rangs.

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La hiérarchie des sumos

Tous les lutteurs sumos évoluent au cours de leur carrière selon un classement bien précis nommé banzuke. Vous pouvez d’ailleurs vous amuser à aller le consulter sur le classement officiel des sumos. Ce dernier est mit à jour après chaque tournoi en fonction des performances des lutteurs, ceux qui gagnent montent dans le classement et ceux qui perdent descendent. La première division se nomme Makuuchi et la seconde Juryo. On retrouve par ailleurs au sommet du classement le yokozuna, le sumo le plus puissant de l’État. Une fois yokozuna il est impossible de perdre son rang malgré une défaite mais il est attendu du public qu’il se retire s’il n’est plus capable d’assumer son rang sur le ring. Il était d’ailleurs répandu de lancer son zabuton, coussin sur lequel les spectateurs sont assis, sur le yokozuna si ce dernier perdait son combat. Cette pratique a été interdite il a une dizaine d’années car jugée trop humiliante pour le perdant. Les zabutons sont dorénavant attachées lors des compétitions.

Comment assister à un combat de sumo ?

Pour assister à un tournoi de sumo, il vous faudra réserver vos places auprès du vendeur du tournoi ou sur le site officiel Buy Sumo Ticket. Vous pouvez également les obtenir auprès des commerces de proximité ou directement sur place. Des places sont vendues pour chaque jour du tournoi et vous aurez le choix entre trois types de sièges différents :

  • Au bord du ring : Situé le plus près de l’action, ces places seront naturellement les plus chères et les plus difficiles à obtenir. Attention cependant, ce sont également les plus dangereuses en cas d’accident. Il est déjà arrivé que les sumos s’écrase sans le vouloir sur des membres du public après un renversement et au vu de leur poids cela ne doit pas être de tout repos.
  • Siège dans les loges : Situé au deuxième étage, les loges se trouvent plus en retrait par rapport au dohyo et sont donc moins chères. Elles se réservent uniquement par slot de quatre places et on y est assis sur des zabutons, les coussins qui servaient autrefois à être jetés sur le yokozuna en cas de défaite.
  • Sièges dans les gradins : Situé derrière les loges, les gradins sont les places les plus accessibles financièrement pour assister aux combats de sumos. Les places sont classées selon leur distance au ring et certaines places sont exclusivement vendues le jour même de l’évènement.

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Si vous souhaitez assister à un tournoi de sumos, bien que certaines places soient vendus le jour J, nous vous recommandons de vous y prendre quelques semaines à l’avance en raison du fort engouement pour ces évènements traditionnels. Les places près du ring sont généralement toutes réservées un mois avant le début du tournoi.

Le déroulement d’une journée de compétition sumo

Les matchs de plus petites divisions commencent tôt le matin à 8h30 à l’exception des jours 13 à 15 où ils débutent à 10h00. Les matchs Juryo de deuxième division commencent eux à 15h00 et il faudra attendre 16h00 pour assister aux matchs Makuuchi de première division. Les lutteurs de plus haut rangs combattront finalement juste avant 18h00. Les cérémonies d’entrée sur le ring sont également très impressionnantes à regarder, surtout lorsqu’on les voit pour la première fois. Les temps de pause seront eux légèrement allongés en fonction du rang des lutteurs afin de leur permettre de mieux récupérer. La journée de tournoi de lutte sumo se termine finalement par une cérémonie de victoire.

L’ambiance du stade s'accroît généralement petit à petit au fur et à mesure que les combats de sumos s'enchaînent, jusqu’à atteindre son apogée lorsque les lutteurs de premier rang s’opposent. Pour ceux qui n’auraient pas la journée à consacrer au tournoi, nous vous recommandons donc d’y aller entre 15h30 et 18h00.

Les autres événements relatifs au sumo

Étant donné que les compétitions de sumo ont lieu tous les 2 mois au Japon, il se peut que certains n’ai pas la chance de pouvoir aller y assister. Cependant, les compétitions ne sont pas la seule manière de voir des sumos. Certains tournois plus petits se déroulent entre deux grosses compétitions et certaines cérémonies ont également lieu pour honorer le départ de certains lutteurs en fin de carrière. Ces cérémonies mettent en scène les lutteurs et bien qu’elles ne soient pas aussi spectaculaires qu’un combat de lutteurs de premier rang, elles restent un très bon moyen d’aller découvrir de plus près cette lutte japonaise. Finalement, certaines écoles de sumos, appelée écurie mais nommé heya en japonais, acceptent même de laisser venir des spectateurs assister aux entraînements.

Comment assister à un entraînement de sumo ?

Un des meilleurs moyens de s’immerger au cœur même du sumo est certainement d’aller directement assister à un entraînement de lutteurs. Pour cela, il est nécessaire de se rendre dans une écurie, c’est l’endroit où les sumos s’entraînent mais également où ils vivent en collectivité tout au long de l’année. Par conséquent, bien que le sumo soit un sport individuel les lutteurs sont très soudés entre eux. Ils partagent tous les jours entraînements, dortoirs, cantines et temps libre tous ensemble et sont sous la direction d’un maître d’écurie. Il existe une quarantaine d’écurie de lutteurs sumos à Tokyo et la plupart se situent dans le quartier Ryogoku.

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Néanmoins, le lieu de vie des sumos n’est ni un lieu public ni un musée et seul un petit nombre d’écuries acceptent de laisser entrer des visiteurs. Et encore cela est autorisé seulement sous réserve d’être accompagné de quelqu’un qui parle couramment japonais et qui est fortement initié au monde du sumo. Si vous avez la chance d’arriver à entrer, il vous faudra alors suivre strictement le règlement intérieur du heya et ne pas perturber les entraînements.

Il est donc assez difficile d’arriver à visiter une écurie de lutteurs sumos par soi-même. Si vous souhaitez assister aux entraînements qui ont lieu le matin, nous vous recommandons plutôt de le faire dans le cadre d’une visite guidée en passant par certaines organisations qui propose cela contre rémunération.

Le régime alimentaire des lutteurs sumos

S’il y a bien quelque chose qui caractérise physiquement les lutteurs sumos par rapport aux lutteurs que nous connaissons, c’est bien leur poids. Bien que certains lutteurs ne pèsent “que” 100 kilos, les plus lourds peuvent atteindre plus de 250 kilos. Ce qui est plutôt ironique d’avoir comme sport national des hommes en surpoids qui s’affrontent sur un ring dans un pays où les habitants comptent parmi les plus maigres du monde. Cependant, il serait là une bien grande erreur de penser que les sumos ne possèdent que de la graisses, ils sont en effet dotés d’une énorme puissance musculaire sous toute cette graisse.

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Un lutteur sumo mange en moyenne 20 000 calories par jour (nous en mangeons en moyenne 2500) divisé en deux repas de 10 000 calories. Ils ne prennent en effet pas de petit déjeuner et commencent directement leur journée par un entraînement. Cela permet d’avoir plus d’appétit pour le repas de 11h00 où ils mangent un chankonabe qui constitue leur plat principal. C’est une sorte de ragoût japonais très populaire dans le pays constitué principalement de légumes, de poisson et de viande de tofu. Ils ajoutent ensuite à leur repas entre cinq à dix bols de riz et boivent finalement beaucoup de bières, jusqu’à six pintes, pendant ce même repas. S’ensuit après une sieste d’environ quatre heures pour digérer ce copieux repas, avant de reprendre le même menu le soir en fin de journée.
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